L'histoire

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À Munich, Rilke a essayé de comparer les différents points de vue qui se trouvent dans les journaux. Il a constaté qu'il faut la distance historique pour bien distinguer entre vrai et faux, juste et injuste.

Il fait partie du milieu artistique qui sympathise avec la révolution de 1919. Par contre, à la fin de sa vie en Suisse, il exprime son admiration pour le dictateur faschiste Benito Mussolini dans quelques lettres. Sa correspondante italienne, la comtesse Aurelia Gallarati-Scotti lui dit explicitement qu'il se trompe. Le poète ne dispose pas nécessairement d'un jugement politique infaillible.

Après la mort de Rilke, ce sont de différents groupes qui réclament son héritage intellectuel : les milieux artistiques et progressistes, ainsi que les milieux conservateurs et catholiques.

Les réfugiés juifs qui quittent l'Allemagne et les pays occupés pendant la terreur nazie, réussissent dans certains cas à emporter leurs collections de livres et de manuscrits rilkéens. C'est la raison pour laquelle des manuscrits de Rilke sont conservés aujourd'hui dans plusieurs bibliothèques americaines, comme à l'université de Harvard.

Mais Rilke a aussi été lu et interprété par les philosophes et les chercheurs nazis. Cette histoire des lectures abusives ne change rien au fait que ses poèmes ne se prêtent pas à la propagande politique.

« HiERSEIN IST HERRLICH. »
Rainer Maria Rilke
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