Dans la vitrine, vous trouvez des objets liés à la vie et à la poésie de Rilke : la couverture du lit, le parfum et l'eau de toilette, le rasoir, un encrier, un verre. Beaucoup d'objets ont été perdus après la mort de Rilke. Il n'est pas toujours possible, comme dans le cas du verre, de reconstituer l'histoire de leur provenance. L'encrier n'est qu'un exemple parmi d'autres d'objets de son époque.
Dans ses lettres à Nanny Wunderly-Volkart, Rilke parle des fournitures de bureau et produits cosmétiques, ainsi que de ses marques préférées. Les salons de coiffure jouent un rôle non négligeable dans la vie sociale de Rilke. Le diplomate Carl Jacob Burckhardt raconte comment il a rencontré Rilke chez un coiffeur parisien. À Sierre, Rilke trouve la carte postale concernant la tour de Muzot dans la vitrine du Coiffeur-Bazar local.
Le parfum est évoqué dans plusieurs poèmes. Il est la métaphore de l'innommable et de la fugacité :
Ah, qui verrait de la musique en un miroir
te verrait toi et saurait ton nom...
Le parfum, 1907/1908.
Ach, wer Musik in einem Spiegel sähe,
der sähe dich und wüsste, wie du heißt...
Der Duft, 1907/1908.
