Arrivé en Valais en 1921, Rilke découvre le paysage. Il se promène dans la Forêt de Finges. Aujourd'hui, la Fondation collabore avec le Parc naturel en proposant un programme interdisciplinaire.
Plusieurs fois, Rilke entreprend une randonné à Lens. Au bord de la route, il y a la chapelle baroque de Corin. Son nom évoque la genèse d’un fameux fragment de 1924 : « Te souviens-tu encore : des étoiles filantes… »
Weißt Du noch: fallende Sterne, die
quer wie Pferde durch die Himmel sprangen
über plötzlich hingehaltne Stangen
unsrer Wünsche – hatten wir so viele? –
denn es sprangen Sterne, ungezählt;
fast ein jeder Aufblick war vermählt
mit dem raschen Wagnis ihrer Spiele,
und das Herz empfand sich als ein Ganzes
unter diesen Trümmern ihres Glanzes
und war heil, als überstünd es sie!
Déjà dans le roman Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, les étoiles filantes invitent à la vigilance :
Comme si une étoile filante tombait et que personne ne la vît et que personne n’eût fait de vœu.
La mère du protagoniste lui donne le conseil :
... il ne faut jamais cesser de désirer. Je crois qu’il n’y a pas d’accomplissement, mais il y a des vœux à longue échéance ...
